Lors des journées chaudes, la température augmente rapidement dans les sites de production. Les machines et les processus génèrent en permanence de la chaleur, tandis que le rayonnement solaire réchauffe encore davantage le bâtiment. Dans ce contexte, les salariés doivent rester concentrés et travailler en toute sécurité.
Il ne s’agit plus seulement d’une question de confort estival. Selon Météo-France, l’été 2026 a été le plus chaud enregistré en France depuis 1900, avec 53 jours de vagues de chaleur répartis sur trois épisodes. L’INRS rappelle que le travail par forte chaleur peut entraîner déshydratation, malaises, baisse de vigilance et accidents du travail.
La chaleur affecte donc directement la santé et la sécurité des salariés, mais aussi la productivité et la continuité de l’activité.
Quand fait-il trop chaud au travail ?
En France, le Code du travail ne fixe pas de température maximale au-delà de laquelle il serait interdit de travailler. Depuis le 1er juillet 2025, les obligations des employeurs ont toutefois été renforcées par le décret n° 2025-482 relatif à la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur. L’employeur doit évaluer les risques liés à l’exposition des salariés aux épisodes de chaleur intense, en intérieur comme en extérieur, en se référant notamment aux niveaux de vigilance de Météo-France.
Selon l’INRS, les valeurs de 30 °C pour une activité sédentaire et de 28 °C pour un travail nécessitant une activité physique peuvent servir de repères pour engager des mesures de prévention. Il ne s’agit toutefois pas de limites réglementaires. L’humidité, les mouvements d’air, le rayonnement thermique, les vêtements et la charge physique influencent également le risque.
Dans les sites de production, des sources de chaleur supplémentaires peuvent s’ajouter à la température extérieure, notamment les machines, les fours, les lasers, les compresseurs, les produits chauds et le rayonnement solaire à travers la toiture et les façades. Un plan d’action contre la chaleur est donc essentiel.

Figure : Les principales sources de charge thermique dans un bâtiment industriel comprennent les apports solaires, le toit et les murs, l’éclairage, les personnes, les équipements, les fenêtres, ainsi que la ventilation ou les infiltrations d’air.
Comment protéger les salariés de la chaleur ?
Les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes, plus longues et plus intenses. Pour les entreprises, cela implique d’anticiper davantage les risques pour les salariés. L’INRS recommande notamment, pour l’industrie et les ateliers :
• d’identifier et de réduire l’exposition aux sources de chaleur liées aux machines et aux procédés ;
• de mettre à disposition de l’eau potable et fraîche ;
• d’adapter les horaires, les tâches et les temps de pause lorsque cela est nécessaire ;
• de prévoir des espaces de récupération thermiquement confortables ;
• d’adapter les vêtements de travail et les équipements de protection individuelle.
Ces mesures permettent de protéger les salariés, mais certaines mesures organisationnelles, comme l’augmentation des pauses ou l’adaptation des horaires et de la production, peuvent également avoir un impact sur la productivité et les coûts d’exploitation.
Les mesures techniques permettent de réduire cette dépendance. En évacuant l’air chaud, en assurant une ventilation suffisante et en refroidissant efficacement les zones de travail, il est possible de maintenir des conditions intérieures plus confortables et plus stables, et ainsi de limiter les perturbations de la production pendant les périodes de forte chaleur.
Conformément aux nouvelles obligations françaises relatives à la prévention des risques liés aux épisodes de chaleur intense, le risque lié à la chaleur doit également être pris en compte dans le document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et donner lieu à des mesures de prévention adaptées.
Pourquoi la ventilation seule ne suffit pas
La ventilation contribue à évacuer l’air chaud et vicié du site de production. Par temps chaud, cependant, cela ne suffit pas à créer un environnement de travail confortable, car l’air extérieur qui entre est lui aussi chaud.
De plus, il n’est pas toujours possible d’ouvrir les portes et les portails, par exemple en raison de la pollution sonore, des exigences de sécurité ou des protocoles de l’entreprise.
Une solution de refroidissement et de ventilation efficace à long terme doit donc remplir trois fonctions :
- Évacuer l'air chaud et vicié.
- Apporter de l'air frais provenant de l'extérieur.
- Refroidir l’air extérieur entrant avant qu’il n’atteigne la zone de production.
Pour les sites de production présentant une charge thermique interne élevée, un système combinant ventilation et refroidissement est donc indispensable. Le refroidissement adiabatique en deux étapes offre une solution économe en énergie.
Comment fonctionne le refroidissement adiabatique en deux étapes ?
Dans le refroidissement adiabatique direct, l’air extérieur chaud est refroidi en une seule étape grâce à l’évaporation de l’eau. Cela permet de réduire la température de l’air extérieur jusqu’à 10 °C.
Le refroidissement adiabatique en deux étapes va encore plus loin. Le système IntrCooll d’Oxycom refroidit d’abord l’air extérieur de manière indirecte, sans ajouter d’humidité. L’air est ensuite refroidi davantage lors d’une deuxième étape, directe, grâce à l’évaporation de l’eau.
Grâce à cette combinaison, l’IntrCooll permet de refroidir l’air de 4 à 7 °C de plus que le refroidissement adiabatique direct, tout en ajoutant environ deux fois moins d’humidité à l’air soufflé. Pendant les périodes de forte chaleur, IntrCooll assure le refroidissement et la ventilation du site de production avec 100 % d’air neuf extérieur filtré.
Une réduction de la consommation d’énergie pouvant atteindre 90 %
IntrCooll peut consommer jusqu’à 90 % d’énergie en moins qu’un système de climatisation traditionnel. Les économies réelles dépendent du bâtiment, de la charge thermique interne, des heures de fonctionnement et du système auquel il est comparé.
Le fait que de telles économies soient réalisables dans la pratique est démontré chez Sinnack Backspezialitäten. Au total, 26 unités IntrCooll ont été installées sur trois sites de production. Selon le directeur technique Peter Röskenbleck, cela permet à l’entreprise d’économiser 90 % sur sa facture d’énergie.
La faible consommation d’énergie n’a pas seulement une incidence sur les coûts d’exploitation. En raison de la congestion du réseau, la capacité électrique disponible sur un site revêt une importance croissante. Moins le refroidissement nécessite d’énergie, plus la capacité reste disponible pour les machines, les chaînes de production et l’électrification.
Résultats concrets
En fin de compte, une technologie doit faire ses preuves dans la pratique, non seulement à travers des calculs et des spécifications techniques, mais surtout à travers ce que les salariés vivent au quotidien.
Chez VM Fijnmetaal, le système Oxycom est désormais en service depuis un certain temps. Selon Michel van Meurs, les résultats sont clairement « visibles et perceptibles ». Il cite une qualité de l’air constante, un contrôle stable de la température et un plus grand confort pour les salariés. Il ajoute que l’amélioration du climat intérieur favorise également une production efficace.
Le refroidissement adiabatique en deux étapes a également fait ses preuves chez Heemskerk Fijnmechanica. Les fraiseuses et tours à commande numérique de l’entreprise génèrent en effet une forte charge thermique interne. Lors de journées extrêmement chaudes, deux unités IntrCooll ont permis de faire baisser la température jusqu’à 14 °C, selon le propriétaire Lucien Heemskerk. Il décrit le système comme respectueux de l'environnement et économe en énergie, et souligne l'environnement de travail agréable dont bénéficient ses salariés.

Chez 247TailorSteel, les unités IntrCooll sont utilisées pour le refroidissement, la ventilation, la récupération de chaleur et le chauffage. Ce concept de régulation climatique est désormais mis en œuvre sur tous les sites de production.
Cette validation sur le terrain est importante : un système de refroidissement et de ventilation ne doit pas seulement être efficace sur le papier, mais aussi contribuer de manière tangible, au quotidien, à un environnement de travail plus confortable et plus stable.
D’un plan d’action contre la chaleur à une solution à long terme
Un système de refroidissement ne remplace pas une politique solide en matière de santé et de sécurité au travail, mais il peut réduire le recours à des mesures organisationnelles pendant les périodes de chaleur extrême. En évacuant en continu l’excès de chaleur et en refroidissant la zone de travail, les conditions intérieures restent plus stables, même pendant les périodes de forte chaleur.
Les données récentes de Météo-France et de l’INRS montrent que la chaleur au travail n’est pas seulement une question de confort. Elle affecte la santé, la sécurité, la productivité et la continuité des activités.
Votre site de production est-il bien préparé pour affronter les journées de forte chaleur ?
Savez-vous où se trouvent les principales sources de chaleur, comment l’air circule dans votre hall et quelle est la capacité de refroidissement réellement nécessaire ?
Faites analyser la charge thermique, les flux d’air et les besoins en refroidissement de votre site de production. Cela vous permettra de déterminer quelle solution climatique est la plus adaptée, tant sur le plan technique qu’économique, à votre bâtiment, à votre processus de production et à vos objectifs de développement durable.
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